Jacques Charpentreau Accueil
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voeux de Li Yumina

Bien des poèmes de Jacques Charpentreau sont connus. On les retrouve dans ses recueils, évidemment, dans de nombreuses anthologies, parfois sur les murs, et très souvent sur des sites d'Internet. On les apprend et on les récite dans les écoles et les collèges. Certains ont été traduits et ils ont voyagé en Europe, en Russie, et jusqu'en Chine. D'autres sont devenus des chansons.

De nombreux Prix littéraires ont distingué l'œuvre poétique de Jacques Charpentreau, qui est ainsi « reconnue » par des poètes, et appréciée par tout le monde. Il a reçu la plus haute distinction poétique - puisqu'une école porte son nom.

On trouvera sur son site diverses informations et des poèmes régulièrement renouvelés.

 

 

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Trois poemes en  russe

 

 

Le chant

 

On ne voit pas l'oiseau qui chante

Au cœurs de la nuit de velours.

C'est le rossignol en amour,

Et la chanson est plus troublante

D'être d'ombre la voix qui sourd.

 

Dans l'obscurité du poème

On ne sait qui chante et pourtant

On écoute le cœur battant

Car c'est le chant de l'amour même.

Quelle est cette voix qu'on entend ?

 

© Jacques Charpentreau. Le Fil d'or, La Maison de Poésie, 1990.

 

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Actualités

 

 Rencontre :

 

Lundi 27 février 2012 à 15 heures

 

Société des Poètes Français, Espace Mompezat

16, rue Monsieur-le-Prince, 75006 Paris.

 

 

    "LE LUNDI DES POÈTES"


INVITÉ : JACQUES CHARPENTREAU

 

Animation : Monique Poulard et Vital Heurtebize.

 

                                                

 

Nouvel album russe

 

Un album illustré de poèmes français traduits en russe, à l'intention des enfants, vient de paraître en Russie. Le traducteur, Mikhaïl Yasnov, est lui-même un célèbre poète et un fameux traducteur.

On trouve dans ce beau livre des œuvres de cinq poètes français, dont Jacques Charpentreau qui ouvre le recueil en grande vitesse.

 

 

Poèmes traduits : Paris, Les trottoirs, Chez le coiffeur, Les antennes de télévision, Les pigeons, Les gens, Les moineaux, Les mannequins, Le marché aux sorcières.

 

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- Monsieur, Monsieur, quelle heure est-il ? Traduction : Mikhaïl Yasnov. Illustrations : Mikhaïl Bytchekov. Éditions Detgiz, Moscou.

Poèmes de Jacques Charpentreau, Jean-Luc Moreau, Lise Mathieu, Robert Vigneau, Jacqueline Saint-Jean.

 

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Ombres légères

 

Un nouveau recueil de Jacques Charpentreau vient de paraître : Ombres légères, publié par la Maison de Poésie (80 p. 16 €).

 

 

 

ombreslegeres

 

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Rééditions

 

Le Livre de Poche Jeunesse vient de rééditer deux anthologies de Jacques Charpentreau :

Un petit bouquet de poèmes. 64 p. 4,90 €.

Cinquante petits poèmes choisis parmi les œuvres d'une quarantaines de poètes d'hier et surtout d'aujourd'hui : de petits instants de poésie pour jeunes lecteurs.

 

 

couverture du livre Un petit bouquet de poèmes

 

Jouer avec les poètes. 284 p. 5,50 €.

Des jeux poétiques pratiqués et dévoilés par soixante-cinq poètes contemporains. Près de quatre-vingt-dix poèmes pour jouer avec les mots.

 

 

Couverture du livre Jouer avec les poètes

 

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Comment fait-on un livre ?...

 

... et comment devient-on poète ? C'est ce qu'Anne-Sophie Baumann s'est demandé et elle vient de l'expliquer dans un bel ouvrage bien illustré où Jacques Charpentreau apparaît au milieu des livres de la Maison de Poésie à Paris et entouré de lutins facétieux.

De la conception d'un livre jusqu'à la bibliothèque, on peut y suivre toutes les étapes qui mènent à un lecteur intéressé.

 

- Anne-Sophie Baumann, Comment fait-on un livre ? Éd. Tourbillon. 221, boulevard Raspail. 75014 Paris. Cartonné, ill. tout en couleur. 46 p. 10,90 €.

 

 

Jacques Charpentreau au milieu des livres

 

 

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Art poétique

 

De la clarté avant toute chose

 

Amincir l'albâtre des vers

Jusqu'à voir le jour au travers,

Que la lumière s'y repose

Et décourage toute glose.

 

De la musique avant toute chose

 

Ouvrir grand la cage des vers,

Écouter les oiseaux de l'air

Chanter avec les mots qui volent

Une romance sans paroles.

 

De l'émotion avant toute chose

 

Laisser en soi frémir les vers

Du chant secret de l'univers :

À l'âme une autre âme confie

Douceurs et douleurs de la vie.

 

© Jacques Charpentreau, Le papillon sur l'épaule, La Maison de Poésie, 1997.

 

 

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Informations télévisées

 

J'entends les cris, je vois le sang,

Au coin des rues ceux qu'on égorge,

Le massacre des innocents

Que le sniper caché descend,

Ceux qu'on livre aux marteaux des forges.

 

Comme vous je suis impuissant

À tirer ces damnés du gouffre.

Pauvres visages grimaçants,

Je les vois, les regarde sans

Pouvoir aider ces gens qui souffrent.

 

La mort au mufle mugissant

Éclaire à son gré cette geôle

De son œil vert phosphorescent.

Si loi, l'amour, triste passant,

Un papillon sur son épaule.

 

© Jacques Charpentreau. Le papillon sur l'épaule, La Maison de Poésie, 1997.

 

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L'enfant du temps

 

Une petite main d'enfant

Laisse couler les grains de sable

Du temps qui fuit inexorable

Et disparaît en triomphant.

 

Un enfant qui joue sur la plage

Entre ses doigts coule le temps

Et tout au fond du ciel s'entend

La chanson d'un oiseau volage.

 

Passent les jours passent les nuits

Au blanc ressac les rochers s'usent

Qu'importe à l'enfant qui s'amuse

L'océan soumis près de lui.

 

Une coulée d'astres, d'atomes,

Les mondes dorés dans sa main,

Hier aujourd'hui ou demain,

Il est le maître du Royaume.

 

C'est lui qui veille et nous défend

Les cœurs battent, les astres roulent,

La vie éternelle s'écoule

D'une petite main d'enfant.

 

© Jacques Charpentreau. Ombres légères. La Maison de Poésie, 2009.

 

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L'hérésie

 

De petits bourgeois au bel âge

À grands coups de Lautréamont

L'avaient meurtrie de leurs sermons

Et de leurs crachats au visage.

 

Son nom même était un outrage

Elle traînait dans les bas-fonds

Ne se montrant pas, comme font

Les maudits cachant leur naufrage.

 

Nous sommes quelques-uns encor

À chercher dans notre athanor

Les restes de cette hérésie.

 

Et parfois de nos mots grisés

Nous trouvons au fond du creuset

L'or secret de la poésie.

 

© Jacques Charpentreau. Ombres légères. La Maison de Poésie, 2009.

 

 

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Le tigre

 

Toujours les mêmes mots et les mêmes images

Aller-retour des vers sans heurts et sans accrocs

L'espace ouvert en vain au-delà des barreaux

Le tigre du poème acculé dans sa cage.

 

Ah ! qu'il rugisse enfin et qu'éclate sa rage !

Qu'une main le libère et qu'il plante ses crocs

Dans la chair bien nourrie des sinistres bourreaux

Qui règnent sur le monde et partout le saccagent !

 

Et que l'élégie pleure aussi parmi les morts

Tous les assassinés pour le pétrole et l'or

Les sans-pain les sans-voix les vaincus sans ressources.

 

C'est pour eux qu'aujourd'hui passé le temps des pleurs,

Ses yeux verts flamboyant, d'une nouvelle ampleur

Dans la jungle du temps le tigre prend sa course.

 

© Jacques Charpentreau. Ombres légères. La Maison de Poésie, 2009.

 

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Au vent des révoltes


Le vent qui gifle l'hirondelle

La gêne dans son vol léger.

L'air épais alourdit ses ailes,

Et chaque souffle est un danger.

 

Pourtant l'air est l'allié fidèle

Qui la porte et lui donne appui

Quand brille sa noire étincelle :

L'oiseau ne peut voler sans lui.

 

L'espace infini se révèle

À tous nos espoirs exilés

Quand on voit sur le vent rebelle

L'oiseau du rêve s'envoler.

 

© Jacques Charpentreau. Mes Bêtes noires. Inédit.

 

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Thèse de Lena Lartchenkova

 

Résumé de la thèse de Lena Lartchenkova consacrée à l'analyse du style de Jacques Charpentreau (Université de Smolensk et Moscou, 2007).

 

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Courrier : Jacques Charpentreau, La Maison de Poésie.

Société des Poètes Français.

16, rue Monsieur-le-Prince. 75006 Paris.

 

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Mise à jour le Mercredi, 25 Janvier 2012 18:02